Au sommet de sa montagne, la ville royale des carolingiens s'offre comme un Mont-Saint-Michel dominant la plaine picarde avec ses 80 monuments historiques.
     Sur sa butte, à cent mètres de hauteur, la Cathédrale Notre Dame semble planer entre ciel et terre.

     Au fil des rues pavées et des sept kilomètres de remparts qu'on parcourt à pied, cathédrale, abbayes, refuges, maisons bourgeoises, hôtels particuliers, nous invitent à la découverte de l'art et de l'histoire de France.
     Ses trésors encore méconnus témoignent de la splendeur d'une époque : la cathédrale, une des plus anciennes de style gothique en France.
   A l'autre bout de la ville, l'abbaye Saint-Martin de l'ordre de Prémontré dispute la "vedette" à la cathédrale. Moins grandiose, elle a du charme avec l'église (façade du XIVème siècle), le cloître dont l'escalier est un véritable exploit technique, le palais abbatial de briques et de pierres du XVII ème siècle et le charmant pavillon vide-bouteilles.


 
     Au hasard des rues étroites, des ruelles parfois tortueuses, des remparts largement ouverts, les pierres racontent leur histoire : rue du Cloître avec les résidences des chanoines à droite, les communs à gauche, rue Georges-Ermant, dans le jardin du musée municipal avec la charmante chapelle des Templiers qui renferme le célèbre transi de Guillaume de Harcigny, médecin de Charles VI, derrière la façade du XIX ème siècle, se cache une des plus importantes collections de vases et figurines grecs, rue Vinchon avec ses refuges; rempart du midi avec la porte d'Ardon, le petit abreuvoir au pied, et au loin l'abbaye Saint-Vincent qui témoigne d'un illustre passé viticole; rue du Change, l'hôtellerie du Dauphin avec son curieux balcon en bois couvert.
        Victor HUGO écrivait avec enthousiasme : "Tout est beau à Laon :
les églises, les maisons, les environs,...".
Son appréciation est vraie puisqu'il faut du temps pour goûter LAON et ses monuments classés dans l'un des plus vastes secteurs sauvegardés.